GUY MAUVE LE BLOG

11 décembre 2007

A venir dans "J'aime ta femme à barbe"

Dans quelques jours vous decouvrirez qui est ta femme à barbe.

En attendant...

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09 décembre 2007

Comment j’ai rencontré ta femme à barbe

C’était un matin de fin mars. J’étais assis sur une des plaques d’aluminium antidérapantes qui entourent la piste des auto-tamponneuses, pourtant, juste derrière moi se trouvait un banc rose et chrome.
banc
J’attendais péniblement le moment où nous irions démonter les manèges afin de quitter cette petite province dure à divertir – dans laquelle nous nous trouvions- nous évader dans une grande ville et enfin revivre la grande saison des fêtes patronales. Ce matin-là notre village de caravanes dormait encore quand soudain j’entendis au loin une voix entonner « Aller/ Aller mesdames, messieurs ! Ici pas perdant, venez tenter votre chance ». Je décidais d’aller voir de plus près ce qu’il se passait. J’étais à la fois intrigué car un jour de départ nous n’ouvrions pas les attractions. D’autre part cette voix que je ne reconnaissais pas m’attirait. Pour tout avouer, je n’avais jamais entendu un timbre aussi pur dans une sono à grosse réverbération.
Arrivé à proximité du stand de loterie, je fus pris d’une angoisse affolante, mes pas se ralentirent. Je reçus un message comme venu du ciel « Venez tenter votre chance, pas de perdant ». C’est à cet instant que je compris que j’avais déjà gagné. Je l’aperçus à peine, elle se tenait de dos. Qui pouvait bien être cette déesse qui sublimait de sa voix cette remorque chargée de peluches et autres pistolets de plastique. Lorsqu’elle me vit, elle s’arrêta brusquement, lâcha le micro à terre et se cacha derrière un panda géant.
-   Continues, ne t’arrête pas, lui dis-je.
-   Non je n’ai pas le droit, personne ne doit me voir, me répondit-elle.
-   Mais pourquoi donc ?
Elle se retira alors du panda doucement, avec crainte, le visage tourné. Mon cœur s’emballait, j’allais la découvrir.
-   N’aie pas peur de moi, lui prie-je.
Très lentement, elle tournait le visage jusqu’au moment où son regard s’est posé sur le mien. Je suis resté complètement scotché, elle portait une longue robe de chambre blanche, celles dont le col est satiné. Ses cheveux longs étaient posés sur ses joues comme s’ils semblaient masquer quelque chose. Je n’avais jusqu’à présent jamais vu une aussi belle créature. J’étais comme foudroyé, déjà tant amoureux.
Durant la magie de l’instant, un filet de vent vint souffler dans sa direction. Sa coiffure remuait légèrement, je pus alors distinguer ce qu’elle essayait de maquiller, un large collier de barbe.


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